Ce site est un outil d’information destiné à toutes les personnes concernées par la santé mentale et au grand public. Toutefois, en aucun cas, les informations qui y sont présentées ne sauraient remplacer l’avis d’un professionnel reconnu en santé mentale et/ou psychosociale (médecin, psychiatre, psychologue, travailleur social, infirmière, etc .).
Voici quelques points à souligner relativement aux médicaments :
• Notez le nom ainsi que le dosage des médicaments et n’hésitez pas à demander pourquoi ils vous sont prescrits.
• Informez-vous au sujet des avantages thérapeutiques et des effets secondaires possibles.
• Assurez-vous de respecter la posologie de vos médicaments (quantité, fréquence, etc.)
• Signalez aux professionnels de la santé que vous prenez des médicaments afin d’éviter tout risque d’interaction médicamenteuse.
Les travaux de recherche médicale ont démontré que dans la majorité des maladies mentales, il y a présence d’anomalies soit à la structure, soit à une fonction cérébrale. C’est pour cette raison que les interventions biologiques tels que les médicaments sont souvent considérées comme un élément essentiel d’un plan de traitement global faisant aussi appel à la thérapie, à des changements dans le mode de vie et à des interventions sociales.
Les médicaments sont utilisés autant pour contrôler les symptômes aigus que pour empêcher une rechute. Comme dans de nombreux domaines d’intervention médicale, plusieurs médicaments utilisés en psychiatrie ne sont pas efficaces à 100%. Ils ne peuvent pas traiter tous les aspects d’une maladie et n’altèrent pas la personnalité fondamentale de la personne. Dans le cas de conditions chroniques, certains médicaments peuvent être nécessaires pendant des périodes de temps indéfinies.
Habituellement, les médicaments traitent la maladie : ils ne la guérissent pas. Et même si les progrès sont encourageants, nous sommes encore loin de la perfection. À l’instar de tout autre traitement médical, il faut bien soupeser les avantages et les risques associés à chaque médicament.
Les médicaments peuvent porter plusieurs noms, y compris l’appellation générique ou chimique du médicament, ainsi que le nom sous lequel il est commercialisé par le fabricant (marque).
Les principales catégories de médicaments psychiatriques
Antipsychotiques (neuroleptiques)
Antidépresseurs
Stabilisateurs de l’humeur (psychorégulateurs)
Anxiolytiques
Informez-vous auprès de votre médecin et de votre pharmacien
N’hésitez pas à vous renseigner sur votre médication : Quel est le nom de vos médicaments ? Que contiennent-ils ? Pourquoi telle médication vous est prescrite ? Quels en sont les effets secondaires ?
Les médicaments peuvent se présenter sous différentes formes : comprimés, timbres, vaporisateurs, médicaments à libération lente, gaufrettes à dissolution rapide et injections à effet prolongé. Certains systèmes de libération offrent des avantages au chapitre de la rapidité de l’effet voulu et de la réduction des effets secondaires indésirables. Des réactions imprévisibles peuvent se produire lorsque l’on prend un médicament psychiatrique avec d’autres médicaments - y compris des médicaments vendus sans ordonnance ou homéopathiques - ou de l’alcool. Il est donc essentiel de mentionner tous les médicaments que vous prenez, afin d’éviter les risques d’interaction médicamenteuse. Par exemple, vous pouvez demander à un pharmacien si un médicament contre le rhume peut être jumelé à un médicament psychiatrique.
La prise de médicaments
L’intervalle de temps entre l’ingestion du médicament et son effet bénéfique peut varier de quelques heures (anxiolytiques), à quelques semaines (antidépresseurs), à quelques mois (antipsychotiques).
Erreurs à éviter en matière de médication :
• arrêter la médication avant que les médicaments n’aient produit leur plein effet
• ne pas respecter la quantité prescrite ou l’heure de prises des médicaments
• ne pas attendre que les effets secondaires s’apaisent
• ne pas tenir compte du fait que l’effet protecteur d’un médicament peut durer des semaines et même des mois après sa prise
• partager ses médicaments avec une autre personne.
La plupart des gens n’apprécient pas le fait de prendre des médicaments. Certaines personnes n’osent pas discuter d’effets secondaires « gênants » avec leur médecin : elles arrêtent alors leur médication et aggravent leur état. Il est primordial de discuter avec votre médecin avant de modifier ou d’arrêter la prise de votre médication. Il pourra alors ajuster le dosage, vous prescrire un autre médicament ou encore utiliser d’autres médicaments pour neutraliser les effets secondaires.
On peut regrouper les médicaments selon leur principal mode de fonctionnement. Cela est à la fois utile et trompeur puisque de nombreux médicaments se prêtent bien à plus d’un usage. Par exemple, les antidépresseurs sont efficaces dans le traitement de la dépression, des troubles obsessifs-compulsifs, de la douleur, des troubles panique et de la phobie sociale.
L’assurance-médicaments
Le régime général d’assurance médicaments garantit une protection de base à toute la population du Québec. Ainsi, chaque personne doit être assurée par un régime collectif ou par le régime public. Le régime public d’assurance médicaments s’adresse aux citoyens qui n’ont pas accès à un régime privé. Il couvre les médicaments obtenus sur ordonnance, achetés au Québec et inscrits dans la « Liste de médicaments ». Cette liste, publiée par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), est mise à jour régulièrement. Consultez votre pharmacien pour savoir si vos médicaments sont couverts par le régime d’assurance médicaments. Il se peut qu’un médecin vous prescrive un médicament qui ne figure pas sur la « Liste de médicaments ». Si vous êtes dans une condition médicale grave, votre médecin pourrait accepter de remplir une « Demande d’autorisation de paiement pour médicament d’exception ». Cette mesure d’exception permettrait au pharmacien de traiter l’ordonnance comme si le médicament était couvert par le régime public. En vertu du régime public, les participants doivent débourser des montants précis (franchise, coassurance, contribution maximale) qui varient selon les revenus de la personne.
Pour en savoir davantage, communiquez avec la Régie de l’assurance-maladie du Québec au (514) 864-3411 ou au 1-800-561-9749.
Source :
Extrait de La maladie mentale : un guide régional destiné aux familles, 4e édition 2003, 82p. (AMI-Québec et l’ACSM-Montréal). Aussi disponible en anglais.