L’angoisse du bonheur...l’interdit de la souffrance
Colloque du 9 mai 2002
Le devoir de bonheur, de réussite à tout coup, la recherche de perfection amènent de nouvelles formes de souffrances propres à notre temps. « Nous vivons en effet depuis le XVIIIe siècle dans le culte du bonheur à tout prix. Comme nous ne croyons plus à la vie après la mort, nous exigeons le paradis sur terre. Au lieu de faire face à la douleur, de l’accepter comme une composante de la vie, on la refoule, on la cache comme une maladie honteuse. La maladie, la mort, le deuil sont devenus obscènes. Avoir le cafard est un péché. »
Ainsi, au fil du temps, nous avons médicalisé et refoulé souffrance vers les spécialistes des maux de l’âme alors que l’angoisse et l’anxiété font partie de la vie et de notre condition humaine. Comme personne et comme intervenant en santé mentale, le poids et la responsabilité de ce déplacement du normal vers le pathologique sont lourds à porter. Les conséquences de ce constat sont préoccupantes. C’est donc dans la foulée de la réflexion amorcée l’an dernier que conférenciers et participants ont partagé expertise et réflexion sur les causes de l’angoisse, l’interdit et la médicalisation de la souffrance et sur la recherche de bonheur à tout prix.
La plupart des textes de ce colloque sont disponibles dans la section Articles en ligne.