La dépression saisonnière
Par Brian Bexton, psychiatre Hélas, au Québec, nous pouvons dire que notre climat est plutôt bipolaire; c’est-à-dire que le 21 juin, au solstice d’été, nous avons 16 heures de soleil très intense. Par contre, le 21 décembre, au solstice d’hiver, nous avons à peine huit heures de soleil très tamisé. Pour beaucoup, la baisse de lumière s’accompagne d’une baisse d’énergie et certains présenteraient même un trouble affectif saisonnier ou une dépression saisonnière. La dépression saisonnière se manifeste la plupart du temps vers la fin d’octobre, avec le retour à l’heure normale et la baisse de l’ensoleillement. Ensuite, les symptômes disparaissent graduellement avec l’arrivée du printemps, en général à la fin du mois d’avril. Environ la moitié de la population connaîtra des fluctuations de l’humeur, de l’énergie et de l’appétit avec les changements de saison. Mais seulement 5% répondront aux critères stricts des troubles affectifs saisonniers. La dépression saisonnière présente les mêmes symptômes que la dépression majeure (baisse d’énergie, perte d’intérêt, trouble de concentration), mais aussi des caractéristiques neurovégétatives dites atypiques. Ainsi, nous allons avoir une hypersomnie accompagnée d’une grande fatigue, également une augmentation de l’appétit avec un gain de poids et un besoin impérieux de consommer des sucreries. Dans une dépression majeure typique, il faut noter que la plupart du temps, il y a des problèmes de sommeil avec insomnie et une perte d’appétit. La dépression saisonnière touche plus souvent les femmes que les hommes. Environ 80 % des sujets atteints de troubles saisonniers sont des femmes âgées de 18 à 45 ans. Étiologie
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