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La fatigue d’Être intervenant 2006

     

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Le risque de prendre soin des autres

Chaque jour nous mesurons les effets dévastateurs de l’épuisement professionnel chez les intervenants. Les statistiques accablantes concernant le taux de détresse psychologique, de dépression et d’absentéisme confirment le risque de prendre soin des autres. La déshumanisation des contextes de pratique, les réorganisations à répétition, la complexité des situations rencontrées ne sont là que quelques exemples de la vie quotidienne d’un intervenant.

Le glissement vers une pratique technocratique, répondant à des impératifs économiques est en train de modifier profondément les règles de l’art du prendre soin. Le mot n’est pas vain car il faut bien le dire, intervenir en santé mentale, c’est Être en relation avec quelqu’un qui souffre. C’est être capable de l’accompagner dans sa souffrance. Le risque du métier est implicite. Mais qu’arrive-t-il quand celui qui devrait soutenir devient piégé par le quotidien qui le consume?

L’altruisme, le désir d’aider, le besoin de se rendre utile, d’apporter du réconfort aux autres sont les motivations de départ qui amènent les intervenants à s’engager dans ce métier sensé faire le bien. Mais la réalité actuelle ne fournit pas les moyens d’exercer son métier convenablement dans le respect des personnes. Cette insatisfaction et cette perte de sens du travail d’intervention sont accentuées par la solitude dans laquelle nous nous replions. Quelles solutions mettre en place pour se prémunir personnellement et collectivement contre ce malaise qui atteint notre moral et nos vies ?

Ce colloque vous donne la parole.

Les actes de ce colloque ont été publiés dans un numéro spécial du magazine Équilibre. <Consultez un extrait

 
 
 
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